Au cœur des traditions québécoises...
Bien que la représentation du
bûcheron à la chemise à carreaux isolé dans une forêt arborant
son plus beau manteau blanc ne soit qu'un cliché québécois qu'il
convient évidemment de ne pas généraliser, cette représentation
revêt toutefois une part de vérité effective à une certaine
échelle... En effet, ce stéréotype prend réellement vie dans
certains recoins du pays et je ne pouvais concevoir de voyager sur le
continent nord-américain sans profiter pleinement de cette
spécificité nordique qui lui confère un charme indéniable !
De ce fait, après avoir
effectué 2h30 de route en direction du nord, me voilà
arrivé dans le petit village de Saint-Amant fin prêt à vivre
pleinement chaque seconde d'une aventure qui s'annonçait si
dépaysante. Située à fleur d'une forêt, je m'apprêtais ainsi à
passer deux jours au sein d'une cabane de trappeur isolée qu'il
n'est possible de rejoindre qu'en empruntant un long chemin aux
allures désertiques. Des promenades en chiens de traîneau aux
randonnées munies de raquettes, les activités proposées si
atypiques furent de surcroit embellies par des décors d'une
blancheur déconcertante... Le paysage était somptueux et
chaque regard se perdait inévitablement dans ce dédale d'immensités
où l'empreinte inexistante de l'homme sur des kilomètres à la ronde
ne contribuait qu'à optimiser un sentiment de liberté et d'évasion...
| Ballade en chiens de traineau autour du lac |
| Cascades de glaces |
Par ailleurs, ces deux jours
furent également ponctués par l'originalité des deux hôtes qui
étaient tangiblement animés par le souci de conserver
l’authenticité de cette aventure. `
Pour ce faire, l'esprit familial
et le partage furent les maîtres mots. Nous pûmes ainsi
expérimenter quelques bribes de vie de ce couple amoureux de la
nature et des spécificités de leurs pays. Pour ce faire nous furent
les seuls clients du week-end. Ainsi, aux antipodes de l'attrape
touriste de base, aucun esprit d'industrie humaine ne pût venir
entacher ces instants si particuliers pour nous français. Et
lorsque la journée de plein air s'acheva, nous pûmes nous
réchauffer auprès du poêlon traditionnel qui conférait à la
pièce une ambiance feutrée favorisant le bien-être et le repos des
membres endoloris par l'effort physique. Notre nuit fut pour sa part
ponctuée d'un relais toutes les deux heures pour raviver le feu afin
de conserver la chaleur de la cabane. Mais personne ne put s'en
plaindre tant l'authenticité de l'aventure s'en trouva maximiser.
Nous fûmes de ce fait combler de cette expérience si
particulière qui nous était réellement possible de vivre
pleinement. Enfin, en guise de "cerise sur le sunday"
(expression québécoise) nos hôtes s'occupèrent eux-mêmes
du service des repas en nous concoctant des spécialités
locales permettant de lutter contre les -25C extérieurs !
![]() |
| Toasts grillés à même le poêlon |
En résumé, je dirais que ce week-end
fut l'un des plus atypiques et des plus dépaysants de mon aventure
québécoise en contribuant clairement à attiser mon amour pour
cette province.

