vendredi 24 février 2012

A la conquête du Grand Nord

Au cœur des traditions québécoises...

Bien que la représentation du bûcheron à la chemise à carreaux isolé dans une forêt arborant son plus beau manteau blanc ne soit qu'un cliché québécois qu'il convient évidemment de ne pas généraliser, cette représentation revêt toutefois une part de vérité effective à une certaine échelle... En effet, ce stéréotype prend réellement vie dans certains recoins du pays et je ne pouvais concevoir de voyager sur le continent nord-américain sans profiter pleinement de cette spécificité nordique qui lui confère un charme indéniable !



De ce fait, après avoir effectué 2h30 de route en direction du nord, me voilà arrivé dans le petit village de Saint-Amant fin prêt à vivre pleinement chaque seconde d'une aventure qui s'annonçait si dépaysante. Située à fleur d'une forêt, je m'apprêtais ainsi à passer deux jours au sein d'une cabane de trappeur isolée qu'il n'est possible de rejoindre qu'en empruntant un long chemin aux allures désertiques. Des promenades en chiens de traîneau aux randonnées munies de raquettes, les activités proposées si atypiques furent de surcroit embellies par des décors d'une blancheur déconcertante... Le paysage était somptueux et chaque regard se perdait inévitablement dans ce dédale d'immensités où l'empreinte inexistante de l'homme sur des kilomètres à la ronde ne contribuait qu'à optimiser un sentiment de liberté et d'évasion...

Ballade en chiens de traineau autour du lac
Cascades de glaces










 
Par ailleurs,  ces deux jours furent également ponctués par l'originalité des deux hôtes qui étaient tangiblement animés par le souci de conserver l’authenticité de cette aventure. `


Pour ce faire, l'esprit familial et le partage furent les maîtres mots. Nous pûmes ainsi expérimenter quelques bribes de vie de ce couple amoureux de la nature et des spécificités de leurs pays. Pour ce faire nous furent les seuls clients du week-end. Ainsi, aux antipodes de l'attrape touriste de base, aucun esprit d'industrie humaine ne pût venir entacher ces instants si particuliers pour nous français. Et lorsque la journée de plein air s'acheva, nous pûmes nous réchauffer auprès du poêlon traditionnel qui conférait à la pièce une ambiance feutrée favorisant le bien-être et le repos des membres endoloris par l'effort physique. Notre nuit fut pour sa part ponctuée d'un relais toutes les deux heures pour raviver le feu afin de conserver la chaleur de la cabane. Mais personne ne put s'en plaindre tant l'authenticité de l'aventure s'en trouva maximiser. Nous fûmes de ce fait combler de cette expérience si particulière qui nous était réellement possible de vivre pleinement. Enfin, en guise de "cerise sur le sunday" (expression québécoise) nos hôtes s'occupèrent eux-mêmes du service des repas en nous concoctant des spécialités locales permettant de lutter contre les -25C extérieurs ! 

Toasts grillés à même le poêlon

En résumé, je dirais que ce week-end fut l'un des plus atypiques et des plus dépaysants de mon aventure québécoise en contribuant clairement à attiser mon amour pour cette province.