samedi 26 novembre 2011

Watch The Throne...


Arrivé aux portes de la félicité, l'inquiétude se fit ressentir. En effet, aucun signe annonciateur de l'évènement n'était perceptible, le Centre Bell semblant même fermé. Mais, où avaient bien pu passer les 16 000 fans attendus ? Il s'avère qu'une annonce télévisée avait avisé les Montréalais du retard... Mais, qu'importe l'attente, je n'en fus que plus impatient !

Une fois installé dans l'antre, le sentiment d'étrangeté ne m'a néanmoins pas quitté puisqu'une horde de spectateurs s'installaient dans les gradins avec des plateaux de poutines, de tacos et d'autres chips. Mais le plus inquiétant résidait toutefois dans la présence de chaises dans la fausse ! Stupéfié, je restais néanmoins dans l'expectative.
Puis vient le temps du message d'accueil précisant le règlement qu'il convient de respecter au sein de ce complexe sportif : je suis alors de plus en plus dubitatif....
...

 Sur les quelques notes du titre H.A.M., tous mes doutes ont volé en éclats. Les chaises ont alors été délaissées pour accueillir, comme il se doit, Jay-Z et Kanye West... 
Sous les hurlements et les applaudissements déchainés, les artistes ont fait leur apparition sur deux plateformes distinctes qui s'élevaient pour laisser place à des cubes d'écrans géants.
Le choc visuel était des plus réussis. La sobriété dans la mise en scène couplée aux technologies d'éclairages et aux effets pyrotechniques offraient aux deux légendes du Hip-Hop actuel un caractère divin.


Mes attentes démesurées furent ainsi aisément comblées par 39 chansons qui revisitaient toute leur discographie respective. Quel privilège de voir Jay-Z offrir un couplet sur Gold Digger, ou Kanye s'essayer sur la chanson 99 Problems ! 





De « Diamond From Sierra Leon » en passant par « All Falls Down », « Touch The Sky », « Hard Knock Life », « Big Pimpin » ou encore « Empire State Of Mind », ils ont enchainé les succès sans nous laissez le moindre répit durant deux heures trente effrénées. Le souffle court, la tête loin de toute réalité possible, les deux artistes furent attentifs au fait de nous faire voguer toute la soirée dans le confort de la perfection. Ainsi, Mister West n'a pas hésité à stopper à deux reprises la chanson « All Of The Light » car les jeux de lumières ne furent pas, selon lui, à la hauteur de l'évènement. 
L'aspect Caractériel du Personnage est Cultivé
Sous l'emprise totale de leur talent, les spectateurs les ont vus asséner le coup de grâce « Niggas In Paris » à pas moins de cinq reprises, la foule ne pouvant qu'être en mesure d'en redemander ! A leur égo surdimensionné, le génie de ces artistes ne s'en est retrouvé qu’inexorablement renforcé... Seul le public ne fut pas pleinement à leur hauteur. En effet, j'ai pu ressentir les premières limites du grand respect des règles des Québécois puisqu'ils n'ont pas su se libérer afin de ne pas dénoter dans tant de démesure...
Un de mes rêves, d'une ampleur que seule l'Amérique pouvait revêtir, a ainsi su prendre corps. Je suis enfin en mesure d'affirmer que durant deux heures surréalistes j'ai vu « The Throne »...
Je conclurai cet article par la phrase de clôture de Jay-Z, « I love this Motherfucking city » !


Ps : Voulant vous faire partager visuellement ce moment, je me suis permis de mettre en ligne des photos que je n'ai pas eu la chance de prendre.

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